n°11.585 du 11 novembre 1981
SOPHIE MARCEAU
Elève de seconde, elle veut devenir la première
« L’ambiance pendant le tournage? Elle était vraiment « super », dit Sophie Marceau, employant un mot si souvent d’usage parmi les camarades de sa génération, la même que celle de Vic, l’héroïne de « La Boum », réalisée par Claude Pinoteau. Sophie évoque aussi un Claude Brasseur très « sympa ».
« Avant notre première scène ensemble, il m’a invitée à déjeuner chez lui. Il m’a ainsi tout de suite mise à l’aise. »
C’est l’an passé, avant les vacances, que Sophie a été engagée par le metteur en scène de « La Gifle ». « Je cherchais du boulot pour gagner un peu d’argent, afin de le dépenser après l’école. Je pensais d’abord travailler dans une boulangerie, mais, ne trouvant rien, j’ai posé ma candidature dans une agence de mannequins photo. »
Sophie Marceau espérait poser devant un photographe; finalement, elle obtenait un rendez-vous pour faire un bout d’essai devant une caméra. Très vite, Claude Pinoteau, qui avait reçu un bon millier de propositions, s’intéressait à son visage lumineux et à son regard limpide.
« Son aisance m’a impressionné, dit Claude Pinoteau. Il lui faudra prendre des cours pour améliorer sa diction, acquérir encore de l’expérience, mais Sophie devrait mener une carrière brillante. Elle a du charme et est très sérieuse. Elle arrive toujours à l’heure sur le plateau. »
Si elle est encore lycéenne — elle est entrée cette année en seconde — Sophie regarde cependant l’avenir avec des yeux de comédienne. « J’ai attrapé le virus », lance-t-elle, encouragée par les 25.000 lettres qu’elle a reçues depuis la sortie de « La Boum ». « A tous ses admirateurs, je promets une suite que je tournerai cet été », annonce Claude Pinoteau qui prépare actuellement le scénario avec Danièle Thompson — la fille de Gérard Oury — et qui joue — encore provisoirement — les impresarios, à la demande des parents de Sophie.